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Projet « Par delà la vie privée » : le chapitre ‘Introduction’

Couverture provisoire du livre : Titre : « Vivre entre les lignes : la société de l'information à travers nos information personnelles » - Mentions : « Par delà la vie privée - Livre en chantier ouvert »

Ce billet porte sur le Projet « Par delà la vie privée » : VIVRE ENTRE LES LIGNES la société de l’information à travers nos informations personnelles.

Comme il s’agit d’un chantier de rédaction ouvert d’un livre de vulgarisation,

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Introduction

Sociétés en lignes

 

Les technologies numériques transforment notre monde un peu plus chaque jour. Suffisamment pour affirmer que nous vivons une révolution. Comprendre l’information et ses rôles nous ramène à une invention ancestrale et familière : l’écriture.

 

Informations, dites-vous?

L’ordinateur a beau avoir été inventé il y a trois quarts de siècle. Ses innombrables avatars électroniques ont beau s’être disséminés partout, jusque dans nos poches. L’humanité a beau accélérer sa production d’« octets » et de « données » en quantités toujours plus astronomiques. Combien parmi nous comprennent ces objets appelés « informations »? Combien perçoivent les différents rôles que les humains leur font jouer? Combien savent comment nous pouvons nous-mêmes les utiliser? Comment nous pouvons influer les usages qu’en font autrui lorsque ceux-ci nous concernent? L’éducation de notre Sarah du Préambule, malgré sa flagrante nécessité, relève encore largement de la fiction. Ce livre démontre qu’il suffit de peu pourtant pour en établir les bases.

Car, la présence des informations s’étale de plus en plus au grand jour. Quotidiennement, tout autour de nous. La popularité croissante des applications numériques et des réseaux sociaux multiplient nos occasions d’apprentissage, d’expérimentation. Et notre culture nous offre déjà plusieurs clés pour leur compréhension et leur maitrise.

En effet, les informations que nos machines numériques traitent sont loin de constituer une invention récente. Même le mot « information » est relativement ancien. On en repère l’utilisation dans la langue française dès le XIIIe siècle. Au fil des siècles suivants, plusieurs professions (tels, police et journalisme) et sciences (telles, physique et mathématiques) se sont aussi approprié le mot. Chaque jargon lui a alors attribué une nouvelle signification spécialisée. Il convient donc de préciser lesquelles de ces « informations » sont le sujet de ce livre. Pour l’instant, contentons-nous d’affirmer qu’il ne s’agit pas seulement des objets maniés par nos machines numériques. Nous incluons tous les produits de cette invention vieille de quelque 6 000 ans : l’écriture.

Certes, le cinquième de la population mondiale n’a pas encore eu accès ou pu achever son alphabétisation. Même dans les sociétés développées, trop nombreux sont ceux incapables de lire ce livre (prière donc de leur en relayer les leçons si l’occasion se présente). Cependant, un procédé aussi puissant, ancien et généralisé que l’écriture laisse ses empreintes à travers toute la culture. Nous saisissons tous, au moins intuitivement, comment les individus, groupes et communautés peuvent utiliser les lettres et les mots. À quoi peut servir le calcul, cet emploi particulier de l’écrit. Et, à coup sûr, à quoi sert la monnaie, cette invention presque aussi vieille que l’écriture.

La monnaie par exemple

L’argent. La monnaie. Des inscriptions sur des pièces de métal. Des inscriptions sur des billets de banque, des chèques ou divers bordereaux en papier. Des suites de chiffres et de lettres affichées sur des écrans. Le mot « monnaie » désigne les objets informationnels parmi les plus abstraits que l’humanité ait conçus.

Pourtant, la quasi-totalité d’entre nous comprend aisément ce que sont ces informations. Quel « pouvoir d’achat » elles représentent. Ce qu’elles « valent », indépendamment de l’insignifiance du métal, du papier ou des pixels leur servant de support. Nous devinons les différentes fonctions auxquels l’argent peut servir dans les rapports entre le vendeur et l’acheteur. Entre l’employeur et l’employé. Entre le banquier et son client. Les différents rôles qu’il peut également tenir – tout comme le poison insidieux qu’il peut constituer – dans les relations entre parents, conjoints ou amis.

Nous savons discuter d’argent. En pratique, nous en débattons beaucoup. Souvent passionnément. En privé et en public. Au travail et à la maison, dans les cafés et les bars. Nous ne parlons pas que de notre propre argent. Nous nous intéressons aussi beaucoup à celui des autres. Sans oublier celui que nos collectivités devraient ou non recueillir dans quelles poches pour opérer quelles institutions publiques. Pour nous offrir quels biens ou services. Ou pour en distribuer à quels individus, entreprises ou populations. Nos discussions – comme nos actions – relatives à l’argent sont souvent émotives, emportées. Nos arguments et nos comportements s’alimentent de nos expériences personnelles, du sens commun ainsi que de valeurs et convictions plus ou moins bien ancrées. Nos arguments ou justifications s’appuient également sur les travaux et opinions de professionnels de diverses disciplines.

Un simple coup d’œil aux étalages des librairies et kiosques à journaux confirme notre obsession pour l’argent. Pas même besoin d’examiner les sujets traités. Il suffit déjà de ne repérer que les titres incluant le mot « argent ». Ce mot se retrouve dans presque tous les rayons. On en trouve un mince échantillon en encadré.

Quelques titres incluant le mot « argent »

  • Actualité politique : L’argent du pétrole, L’argent du terrorisme (ajoutez les mots que vous voulez après L’argent de…);
  • Arts : L’argent et la condition d’artiste, L’argent du cinéma;
  • Astrologie : Le zodiaque et l’argent (éloquent qu’il s’agisse d’un des thèmes favoris des arts divinatoires);
  • Bandes dessinées : L’argent d’oncle Picsou ou ce délicieux Fumer de l’argent rend pauvre;
  • Cuisine : Le gout, la santé et l’argent;
  • Culture humaine/Psychologie populaire/Psychologie : L’argent apprivoisé, Comment parler d’argent à son enfant, L’argent en psychanalyse (ici aussi un thème récurrent);
  • Dictionnaires/Linguistique : Dictionnaire de l’argent, L’argent : Dictionnaire de citations;
  • Droit : L’argent du divorce, Le blanchiment de l’argent;
  • Économie/Gestion/Finances personnelles (l’embarras du choix) : Placements d’argent en bourse, L’argent par les fenêtres, Vers l’argent électronique, Où va votre argent?, Comment gagner de l’argent sur Internet ;
  • Enseignement : L’argent et les nombres décimaux;
  • Ésotérisme et religions : L’âme de l’argent; L’argent dans la Bible;
  • Essais : L’argent fou, La mort de l’argent;
  • Histoire : Le mariage et l’argent, La terre et l’argent;
  • Littérature : L’argent ou la vie, L’argent sale, Histoires d’argent, d’armes et de voleurs (mobile de bien des crimes et ressort de bien des intrigues);
  • Philosophie : La morale et l’argent, Philosophie de l’argent;
  • Sciences sociales : L’argent en politique, Les femmes et l’argent;
  • Sport : L’argent du sport.

Une attention aussi généralisée (et souvent justifiée) pour cette forme particulière d’informations devrait nous interpeler. En effet, ne sommes-nous pas citoyens de sociétés dites de l’information? Alors pourquoi ne retrouvons pas en librairie autant de titres portant sur d’autres types d’informations? Sur les informations personnelles, par exemple? Pourquoi ne chercherions-nous pas à comprendre ces autres types d’informations souvent traitées par les mêmes machines qui manipulent l’argent? Pourquoi ne pourrions-nous pas discuter autant les importants rôles que jouent toutes ces autres informations dans nos vies personnelles? Et dans les vies de nos organisations et celle de notre société?

Nouveauté familière

On ne compte plus les expressions proclamant notre entrée dans un monde nouveau : « Société de l’information », « Économie de la connaissance », « Cyberespace », « Révolution numérique », « Dématérialisation de l’économie », « Univers virtuel », etc. Ces termes réfèrent à des sociétés où des objets appelés « informations » et ordinateurs jouent des rôles de plus en plus importants. Un peu comme le capital et les machines à vapeur avaient engendré l’économie industrielle et les sociétés modernes. Ces expressions évoquent donc l’idée d’une révolution. Le cours de celle-ci métamorphoserait les sociétés, les économies, les rapports humains, les cultures, les systèmes politiques.

Or, la nature des très diverses informations impliquées demeure encore passablement floue à beaucoup d’entre nous. Il en est de même de la nature leurs maniements par des outils numériques. J’ose ajouter que cela demeure vrai même pour certains prophètes, pionniers et artisans de cette révolution. Dans ces conditions, comment les individus et les groupes peuvent-ils naviguer leur poursuite du bien-être, de la liberté et du bonheur dans un tel univers en bouleversement? Comment nos sociétés pourraient-elles s’assurer un minimum de maitrise démocratique du changement? Questions cruciales en effet.

Prenons cependant la juste mesure, non seulement du défi, mais également des acquis culturels. Car nous sommes loin d’être démunis.

Les citoyens alphabétisés sont déjà familiers avec plusieurs formes d’écriture. Par définition, ils savent ce que sont lire et écrire. C’est mon cas, moi qui ai écrit ces lignes. C’est le vôtre, vous qui les lisez à un moment après. Nous apprécions l’écriture, ne serait-ce que comme instruments de communication et de connaissance. Mais peut-être aussi pour le plaisir esthétique d’une phrase bien tournée, d’un exposé éloquent ou d’une calligraphie élégante. Nous savons compter et calculer. Nous connaissons les chiffres. Notamment ceux représentant l’argent, tout particulièrement.

Tous les jours, nous sommes exposés à des centaines de messages écrits au travail, sur la rue et à la maison. Beaucoup sont des publicités et autres communications conçues pour capter notre attention, ne serait-ce qu’une fraction de seconde. Nous avons appris à déchiffrer, comprendre, juger et réagir à des assemblages de plus en plus sophistiqués de textes, d’images et de sons. Nous sommes donc familiers avec les différentes formes que prennent les informations. Cela, même lorsque nous ne les concevons pas comme des « ensembles d’informations ».

Nous savons également lire et remplir ces inévitables formulaires. La plupart du temps, du moins. Certains formulaires, tels ceux de la déclaration de revenus pour fin d’impôts, sont si compliqués ou pénibles qu’on préfère en confier la complétion à des spécialistes. Notre dressage à la complétion des formulaires a commencé dès notre entrée à l’école. Rappelez-vous ces exercices et examens à choix de réponses où il fallait encercler ou cocher la bonne réponse. Ou ceux avec des cases qu’il fallait emplir de textes, de chiffres ou de figures géométriques. Ensuite, le monde dehors a continué à nous soumettre à mille questionnaires, formulaires, coupons-réponses ou champs à remplir. Plus ou moins consciemment, nous nous sommes ainsi habitués à ce découpage de la réalité en catégories préétablies, prédéfinies, précodées, présolutionnées, préréglées. Compartimentations de la réalité. Catégorisations de nos vies individuelles, en particulier.

Souvent, c’est à travers des formulaires que nous rencontrons la loi. Le formulaire et son traitement nous accordent ou refusent un service, l’exercice d’un droit, un permis, un revenu, une subvention. Le droit emploie l’écriture pour fixer et proclamer des catégories, principes et règles s’imposant à nous tous. Lorsqu’un projet de loi, de règlement ou de contrat nous concerne, nous pouvons le lire ou le faire lire. Nous pouvons chercher à en évaluer les effets sur nous ou nos proches. Éventuellement, nous pouvons contacter des membres de l’assemblée législative, l’autorité règlementaire ou autres décideurs afin d’influer sur le contenu final du texte.

Ces expériences forment une base solide pour comprendre la nature des informations et leurs rôles. Même si, comme nous le verrons, plusieurs mécanismes nous régissant sont désormais conçus par des ingénieurs plutôt que par des législateurs. Même si leurs règles sont écrites en lignes de code informatique plutôt qu’en français. Même si leurs règles sont inscrites dans le ventre de guichets automatiques ou ordinateurs plutôt que dans des textes disponibles en bibliothèque ou sur le web.

L’explosion actuelle des applications numériques ne représente que la plus récente des accélérations d’une révolution qui a débuté il y a… 6 000 ans, avec l’invention de l’écriture. Ainsi inscrits sur un horizon aussi large, les bouleversements contemporains apparaissent nettement moins explosifs, exotiques ou incompréhensibles. Et même, moins incontrôlables.

Ce livre

Le principal but de ce livre est de présenter quelques notions essentielles pour comprendre notre monde numérique et y participer pleinement. Ces concepts proposés par l’informatique, la linguistique ou les sciences sociales me permettront d’explorer avec vous les questions suivantes :

  • Quelles sont ces informations que nos machines produisent, communiquent et traitent en quantités sans cesse plus colossales?
  • Quelles propriétés de ces informations en font des supports à la connaissance et à l’action efficaces et puissants, mais limités?
  • Comment ces informations jouent-elles des rôles de plus en plus importants dans les vies des individus, organisations et sociétés?
  • Comment les maniements d’informations matérialisent-ils une part croissante des rapports entre individus et organisations?
  • Comment les vies des individus, organisations et sociétés s’en trouvent-elles transformées?
  • Comment les informations, leurs traitements ainsi que les dispositifs qui les supportent se retrouvent-ils impliqués dans un nombre croissant de conflits?
  • Comment ces conflits peuvent-ils être gérés pacifiquement et démocratiquement?

De votre côté, je souhaite que vous lisiez les chapitres qui suivent en gardant en tête comment les notions abordées peuvent vous servir à mieux :

  • repérer les usages d’informations autour de vous ;
  • reconnaitre comment ces usages d’informations organisent vos rapports avec les autres ;
  • identifier les questions, enjeux et effets de ces usages pour vous et les autres ;
  • participer aux décisions vous concernant relatives à la production d’informations et leurs usages; et donc,
  • développer votre autonomie individuelle et celle de vos organisations et communautés.

Les chapitres sont courts. Cela est pour faciliter la lecture, bien sûr. Mais surtout pour bien distinguer chacune des notions abordées.

Pour aider à saisir les liens entre les notions et chapitres, tout l’exposé s’organise à partir d’un seul énoncé général simple :

Les informations personnelles jouent un rôle croissant

dans la vie des individus, des groupes et des sociétés.

Cet énoncé explicite un constat que chacun d’entre nous peut faire. Cette notion est l’objet et la conclusion du récit présenté par le personnage de Sarah dans le Préambule. À partir d’ici, chaque chapitre viendra préciser un élément ou une dimension de cet énoncé général.

Une telle organisation du livre offre un ancrage à la lecture. Surtout lorsque, comme souvent, la lecture se fait par interruptions, par sauts ou par recherche de réponses précises. L’emploi d’une phrase aisée à mémoriser comme ancrage facilite aussi l’intégration des connaissances.

J’ai choisi comme point de départ les informations personnelles. Car lorsqu’elles parlent de nous, la réalité de ces objets nous interpelle immédiatement et personnellement. De proche en proche, nous irons de l’individuel jusqu’au sociétal, et inversement. En effet, les notions et idées proposées valent généralement pour toute information dans toute situation.

Nous verrons que les questions, enjeux et implications de l’informatisation de notre monde sont innombrables. Les savoirs présentés dans ce livre n’en font pas une reconnaissance exhaustive. Loin de là. Ils ne tendent que quelques clés ouvrant l’accès à leur compréhension.

J’espère que l’exploration proposée vous sera aussi utile qu’agréable.h2/em



  1. Karine dit :

    Bon début, clair et bien énoncé…j’ai hâte de lire la suite! Bon succès, Karine

  2. Anne-Marie Théorêt dit :

    L’écriture correspond bien à un ouvrage de vulgarisation. Rappel historique en intro : j’aime ! Personnage de Sarah : très intéressant. Je la verrais en ouverture de chaque chapitre, dans une mise en situation concrète à laquelle s’identifierait le lecteur. (Situation vécue au quotidien, par exemple.) Cette mise en situation serait évidemment en lien direct avec le thème développé dans ledit chapitre. Le lecteur se sentirait concerné : « Ça m’est arrivé à moi aussi… » Titres de chapitres avec jeux de mots récurrents : très accrocheurs. Appropriés à un ouvrage de vulgarisation.

    Question : Sera-t-il question dans cet ouvrage des répercussions juridiques par rapport aux données personnelles inscrites sur Facecebook, par exemple ? Y aura-t-il des cas cités où il y a eu poursuite pour menaces, injures, etc., et quoi faire pour éviter de tomber dans le piège de l’impudeur ? Enfin, qu’advient-il de toutes ces infos personnelles circulant sur la Toile au décès d’une personne ? Abordera-t-on la question du testament numérique ?

    Voilà ! Tu as piqué ma curiosité. Bonne continuation !

    • Pierrot Péladeau dit :

      Merci aussi. 🙂

      Sarah: je lui consacre tout le Prologue (qui fait l’équivalent de trois chapitres), ici en français http://pierrot-peladeau.net/fr/archives/3535 (and in English here http://pierrot-peladeau.net/en/archives/3535 ).

      L’idée de prendre des exemples le plus près du quotidien des gens est effectivement celle qui sera suivie. Mais sans ramener Sarah qui demeure un personnage circonscrit (âge, genre, occupation, etc.).

      Facebook et cie : il est évident qu’il faudra évoquer l’environnement des médias sociaux et applications associés (je le fais déjà dans le Prologue avec Sarah). Cependant, ce livre ne se veut pas un guide pratique. Surtout pas sur des questions qui évoluent aussi rapidement que les Facebook et cie. L’objectif est plutôt d’offrir des clés de compréhension qui resteront encore valables dans 10 ou 20 ans. Donc, plus des sortes de préalables aux guides pratiques ou à la discussion de problèmes particuliers.

      Sur les testaments numériques (autre thème qui sera évoqué, mais non solutionné), je peux référé à mon billet : Actifs et identités numériques en cas de décès ou d’inaptitude – Première récapitulation http://pierrot-peladeau.net/fr/archives/3361 qui réfère à d’autres sources.

  3. Pierrot Péladeau dit :

    Commentaire reçu par courriel:

    « L’introduction devrait être plus courte elle aussi, plus directe et faire plus clairement le lien avec les thèmes abordés dans le Prologue et des chapitres à suivre. Il y a trop de généralisations, et d’affirmations qui sont floues, à la limite incompréhensibles. Par exemple, je ne comprends pas tes sections sections sur l’écriture et la monnaie. Il vaudrait mieux que tu définisses clairement ce que tu entends par « informations », et le lien que tu fais avec l’écriture et nous dire concrètement à quoi tu fais référence quand tu parle des « produits de l’écriture » ? Le lien entre écriture et information est sans doute évident pour toi, mais il demande à être explicité. De même, la section sur la monnaie est pour moi incompréhensible: alors que le terme monnaie nous renvoi à l’espèce sonnante et trébuchante, tu nous dis qu’il s’agit d’une « information »: on comprends vaguement à quoi tu fais référence, ça demande à être explicitée. Par ailleurs, l’explication sera sans doute passionnante, mais est-ce bien la place de faire ceci dans une introduction?

    Je crois que tu devrais te rendre plus rapidement à la description de ce dont le livre va aborder, les différentes questions que tu poses à la fin de l’intro. Par contre, ton énoncé général à l’effet que « les informations personnelles jouent un rôle croissant dans la vie des individus » est d’une évidence incontestable: il faut y ajouter quelque chose, pour qu’on ai envie de lire le livre. Il me semble que de dire « Comment comprendre et mitiger l’impact des décisions concernant la création et les usages des informations personnelles sur notre autonomie individuelle et collective » serait plus invitant. »

    • Pierrot Péladeau dit :

      Plusieurs points intéressants dans ce commentaire. Il me pousse à reconstruire l’Introduction selon le même format que les autres sections du livre : une série de courts chapitres de trois feuillets.

      Intéressants votre commentaire sur l’absence de lien évident entre écriture, information et monnaie. Il faut donc expliciter. D’autant que la référence à la monnaie reviendra ailleurs dans le livre.

      Sur l’énoncé général « les informations personnelles jouent un rôle croissant dans la vie des individus », il faudra expliciter plus clairement que n’est que l’ancrage aux deux douzaines de notions qui seront abordées. Le recours à un tel énoncé « ordonnateur supérieur » est une méthode éprouvée pour l’enseignement de concepts. Un tel ancrage permet de :

      * rappeler à la personne qui lit qu’elle possède déjà des informations importantes ;
      * attirer l’attention sur ce qui sera important le texte qui suit ; et
      * mettre en évidence les relations entre les idées présentées.

      J’avais prévu faire systématiquement ces trois exercices à l’entrée — et possiblement à la sortie — de chacune des parties du livre (réunissant plusieurs chapitres). Probable qu’il faut faire de même en entrée et sortie de la Partie « Introduction ». Ou encore, en faire un chapitre en soi dans cette partie.

      Je vais aussi songer à faire des liens plus évidents entre ces chapitres d’introduction et le Prologue qui doit le précéder.

  4. Johna763 dit :

    I am so grateful for your blog article.Really thank you! Fantastic. fkdegdggkfab

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