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Abandonner le concept (et l’illustration) de « collecte d’information » pour celui de « production »

Dans sa version originelle de 1990, la théorie des processus d’information interpersonnels désigne la collecte comme l’une des phases logiques de l’information. Ce terme de collecte est emprunté au droit de protection des renseignements personnels qui, lui-même, l’a emprunté au lexique des bureaucraties publiques et privées. Or, le mot collecte (action de recueillir un objet préexistant) masque la présence d’une production de nouveaux artéfacts informationnels. Le résultat est de voiler plusieurs implications, notamment celles liées à la propriété intellectuelle de ces nouvelles informations et à leur dimension pragmatique.

La question est alors : la collecte doit-elle être réellement considérée comme une phase logique de l’information? Ou est-le terme choisi qui est inadéquat?

Entonnoir (illustrant le concept de collecte d'information)

Entonnoir illustrant le concept de collecte d’information

Les essais pour représenter visuellement cette phase ont remis en question le concept même de collecte. Ma recherche sur comment évoquer visuelle l’idée de collecte avait finalement penché vers un pictogramme évoquant un entonnoir. L’entrée, large, recueille les informations. Sa sortie, représentée par l’extrémité étroite de l’entonnoir, « canalise » les informations vers les phases ultérieures ainsi alimentées.

L’analogie entre le mot et l’image fonctionne. Sauf qu’irrésistiblement se pose la question : d’où arrivent les informations « collectées » ou « recueillies »? Si elles arrivent d’une autre personne, alors il ne s’agit pas d’une collecte, mais bien d’une communication (représentée dans le modèle par une flèche rectangulaire). Par contre, si elles n’arrivent pas d’ailleurs, alors il s’agit d’une création de nouveaux artéfacts. Dans un cas comme dans l’autre, la notion de collecte, même si fréquemment utilisée par le droit, apparait inadéquate et inexacte.

D’où la nécessité d’abandonner le concept de collecte pour celui de production. Cette production peut se faire à l’ouverture d’un dossier. Par exemple, lorsque le préposé d’une organisation ou son client lui-même remplit un formulaire. Il s’agit alors carrément de création (« tirée du néant »). Cette production peut aussi être le fruit d’opérations de traitement d’informations préexistantes afin d’en générer de nouvelles.Ou de n’importe quelle autre procédure. Peu importe. Chaque production correspond à de nouveaux artéfacts auxquels la propriété intellectuelle s’applique et des significations sont fixées.

Illustration de "production information" (d’encadrer la phase de création ou les informations créées avec trois rectangles à coin arrondi emboités concentriquement)

Illustration de « production information » (ici, le prix facturé)

J’ai essayé différentes manières pour représenter la production ou création de nouvelles informations. Finalement, je me suis inspiré des icônes PICOL représentant les émissions des réseaux et appareils sans fil à l’aide trois quarts-de-cercle concentriques. J’ai opté d’encadrer la phase de création ou les informations créées avec trois rectangles à coin arrondi emboités concentriquement. L’icône qui en résulte est à la fois évocatrice, très adaptable et harmonisée avec l’iconographie PICOL.



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