Vivre entre les lignesNotesObservations

Éducation numérique : Quelle culture pour les enfants de la société de l’information?

tablette cuneiformeSi tout se passe bien, je devrai devenir grand-père pour la première fois dans quelque mois. Un nouvel être humain proche de moi naitra dans ce XXIe siècle numérique. Quelle éducation devrait recevoir les enfants afin de pouvoir décoder la dimension informationnelle du monde dans lequel ils vivent et grandissent? Pour illustrer, j’ai imaginé ce monologue tenu par une adolescente.

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LIGNÉES

Sarah songe à certains de ses liens aux autres

Ma vie foetale fut privilégiée. Non seulement ma mère l’a veillée de près, mais elle et moi avons bénéficié du support d’un entourage attentionné et des formidables moyens de la médecine moderne. Ainsi, bien avant ma venue au monde, le dossier médical de ma mère avait accumulé à mon sujet une centaine de lignes de textes d’observations, de résultats de tests, de conclusions diagnostiques, de décisions. Cela sans compter les milliers de lignes d’images échographiques qui furent aussi mises sur la page de réseau social de ma mère où celle-ci recevait conseils et encouragements de ses proches comme de spécialistes.

À peine sortie du ventre de ma mère, la confirmation de mes signes vitaux permit l’ouverture de mon dossier médical bien à moi. Certes, il a d’abord été identifié sous le prénom quelconque de… « Bébé ». Reste qu’avec la création de ce dossier je suis enfin devenue une « patiente » à part entière après pourtant des mois de suivi médical. (suite…)

Notes de laboVivre entre les lignesNotesObservationsRéflexions

La vérité des informations personnelles comme indice de moralité sociale?

ObservationsLe niveau d’exactitude des informations personnelles peut-il être un indice de la justesse morale du système social dans lequel ces informations sont utilisées?

Cette question m’est venue alors que j’effectuais de travaux de rénovation à la maison en écoutant l’émission Tapestry (CBC One). Cette semaine, Mary Hynes recevait Sam Harris en marge de la publication de son livre The Moral Landscape: How Science Can Determine Human Values (l’horizon moral : comment la science peut déterminer les valeurs humaines). Une entrevue étonnamment courte compte tenu de la prédilection de l’émission à consacrer toute l’heure à un seul personnage ou sujet. En écoutant Harris, on comprend. Il propose certes une thèse convaincante à propos de la capacité de la science à éclairer une question morale, voire même à trancher entre ce qui est bien et mal. Cependant, la hargne de ses attaques contre les religions agace vite, affaiblissant d’autant sa démonstration.

Reste que, par exemple, la neuroscience peut constater objectivement grâce au scanneur et à analyse hormonale que, règle générale, une action altruiste fait du bien aux êtres humains qui la posent comme à ceux qui la reçoivent. Elle constate tout aussi exactement l’effet inverse d’une action égoïste, et que c’est encore pire pour une action malfaisante. Beaucoup de développements en biologie, en éthologie et ethnologie ainsi qu’en psychologie et sociologie offrent effectivement un éclairage de plus en plus révélateur sur diverses questions morales. Comme le souligne Harris, la science offre ici l’avantage de transcender les cultures, les religions et les systèmes moraux particuliers du fait du caractère démontrable et universel de ses conclusions.

Quel rapport avec la qualité des informations personnelles? La réponse courte est que, d’une part, la science est dépendante de la qualité de ses données et que cette qualité dépend souvent de la volonté ou capacité des humains à dire la vérité. Or d’autre part, le niveau de véracité des informations fournies est mesurable… scientifiquement.

La réponse anecdotique tient à deux observations récentes sur la nécessité de… mentir. (suite…)

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