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Café rencontre: Autonomie, surveillance et démocratie: Qui tireront profit des traces numériques générées par nos moindres gestes?

Le jeudi 6 octobre 2011 (19h à 21h), je serai l’invité d’une conversation de la série L’université autrement: Dans les cafés animée par Sophie Ambrosi sur le thème: Autonomie, surveillance et démocratie: Qui tireront profit des traces numériques générées par nos moindres gestes?

Ordinateurs, guichets, téléphones et autres bidules électroniques. Aujourd’hui, nos relations à nos proches, autres personnes et organisations passent par des machines traitant mille informations à notre sujet. Ces textes, sons et images deviennent communications, transactions, dossiers, décisions. Ils peuvent être transformés en statistiques et connaissances sur les individus, groupes et sociétés, même sur la nature de l’animal humain (ex. : conditions de sa santé). Toutes connaissances pouvant fonder des décisions, anodines ou majeures. La société de l’information est nécessairement société de surveillance. Alors, quels types de surveillance sont condamnables dans une société libre et démocratique? Et lesquels sont souhaitables? À quelles conditions?

La conversation aura lieu au Café l’Artère, 7000, Avenue du Parc (près de Jean-Talon) à Montréal. L’invitation est ouverte à tous et l’entrée est libre.

L’activité est organisée par l’Institute for Community Development de Concordia University.

Vivre entre les lignesNotesObservations

Les nouvelles fractures numériques: le filtrage et les bulles hyperpersonalisées menaçant la démocratie

ObservationsEst-ce qu’au lieu de relier les humains entre eux, les technologies numériques pourraient, au contraire, les isoler les uns des autres? La personnalisation des services offerts sur web peut-elle produire des ghettos? Peut-elle menacer la démocratie elle-même? Ce sont des dangers qu’a soulevé Eli Pariser, président de MoveOn.org, le 3 juin 2010 au cours du dernier Personal Democracy Forum.

Ethan Zuckerman rapporte ses propos. Tout d’abord, l’exemple d’une conférence personnalisée :

« Imaginons que nous nous présentions à un évènement comme le Personal Democracy Forum, et avions été triés sur la base du sexe, de l’âge, de l’idéologie politique, de la ville natale. Très vite, nous serions tous assis dans de petites pièces, tout seuls. Imaginons que les orateurs aient ensuite offert des présentations personnalisées, en ajoutant des explosions pour le jeune auditeur mâle, par exemple. “Vous préfèreriez probablement mieux votre version personnelle… mais ce serait pour moi la mauvaise chose à faire.” Cela desservirait la raison d’être même d’une conférence — nous n’avons plus de tronc commun de discours que nous pourrions discuter ensemble dans les couloirs. »

« Google utilise 57 indices disponibles pour personnaliser le web pour vous, même lorsque vous n’êtes pas connecté (avec votre nom d’usager). En conséquence, les résultats que vous obtenez sur une recherche Google peuvent devenir très différents, même si des gens assez similaires effectuent la même recherche. Eli nous montre des captures d’écran d’une recherche pour “BP” menée par deux jeunes femmes, vivant toutes deux dans le nord-est des États-Unis. Elles obtiennent des résultats très différents… une série se concentre sur les questions d’affaires et ne présente pas de lien sur le déversement de pétrole dans les trois premiers, tandis que l’autre le fait. Une utilisatrice a obtenu 141 millions de résultats, tandis que l’autre, 180 millions. Imaginez combien dissemblables ces résultats pourraient être pour des utilisateurs véritablement différents entre eux. »

(suite…)

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