CommunicationsDébatsNotes de laboVivre entre les lignesNotes

Café rencontre: Autonomie, surveillance et démocratie: Qui tireront profit des traces numériques générées par nos moindres gestes?

Le jeudi 6 octobre 2011 (19h à 21h), je serai l’invité d’une conversation de la série L’université autrement: Dans les cafés animée par Sophie Ambrosi sur le thème: Autonomie, surveillance et démocratie: Qui tireront profit des traces numériques générées par nos moindres gestes?

Ordinateurs, guichets, téléphones et autres bidules électroniques. Aujourd’hui, nos relations à nos proches, autres personnes et organisations passent par des machines traitant mille informations à notre sujet. Ces textes, sons et images deviennent communications, transactions, dossiers, décisions. Ils peuvent être transformés en statistiques et connaissances sur les individus, groupes et sociétés, même sur la nature de l’animal humain (ex. : conditions de sa santé). Toutes connaissances pouvant fonder des décisions, anodines ou majeures. La société de l’information est nécessairement société de surveillance. Alors, quels types de surveillance sont condamnables dans une société libre et démocratique? Et lesquels sont souhaitables? À quelles conditions?

La conversation aura lieu au Café l’Artère, 7000, Avenue du Parc (près de Jean-Talon) à Montréal. L’invitation est ouverte à tous et l’entrée est libre.

L’activité est organisée par l’Institute for Community Development de Concordia University.

Vivre entre les lignesNotesObservations

Éducation numérique : Quelle culture pour les enfants de la société de l’information?

tablette cuneiformeSi tout se passe bien, je devrai devenir grand-père pour la première fois dans quelque mois. Un nouvel être humain proche de moi naitra dans ce XXIe siècle numérique. Quelle éducation devrait recevoir les enfants afin de pouvoir décoder la dimension informationnelle du monde dans lequel ils vivent et grandissent? Pour illustrer, j’ai imaginé ce monologue tenu par une adolescente.

Aussi en PDF

LIGNÉES

Sarah songe à certains de ses liens aux autres

Ma vie foetale fut privilégiée. Non seulement ma mère l’a veillée de près, mais elle et moi avons bénéficié du support d’un entourage attentionné et des formidables moyens de la médecine moderne. Ainsi, bien avant ma venue au monde, le dossier médical de ma mère avait accumulé à mon sujet une centaine de lignes de textes d’observations, de résultats de tests, de conclusions diagnostiques, de décisions. Cela sans compter les milliers de lignes d’images échographiques qui furent aussi mises sur la page de réseau social de ma mère où celle-ci recevait conseils et encouragements de ses proches comme de spécialistes.

À peine sortie du ventre de ma mère, la confirmation de mes signes vitaux permit l’ouverture de mon dossier médical bien à moi. Certes, il a d’abord été identifié sous le prénom quelconque de… « Bébé ». Reste qu’avec la création de ce dossier je suis enfin devenue une « patiente » à part entière après pourtant des mois de suivi médical. (suite…)

Critique du recensementDébatsVivre entre les lignesNotesObservations

Questions aux statisticiens et spécialistes des méthodes quantitatives relativement à la fiabilité d’un recensement volontaire

En marge de la décision sur la requête de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada

ObservationsLe juge Richard Boivin de la Cour fédérale a entendu des preuves et des témoignages présentés au soutien et en opposition à l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) qui, à participation volontaire, remplace l’ancien formulaire long du recensement qui était obligatoire sous peine d’amende et même de prison. Le juge a conclu, cette semaine, « qu’il existe une incertitude quant au degré de fiabilité des données qui émaneront de l’ENM »… sauf que la Cour « n’est pas convaincue que les données de l’ENM ne seront pas fiables au point qu’elles seront inutilisables ».

Rappelons que le gouvernement conservateur a décidé de soustraire le questionnaire long du cadre légal obligatoire du recensement canadien pour le rendre volontaire. Pour compenser une éventuelle baisse de participation, il a prévu une augmentation de quelque 50 % du nombre de questionnaires longs (de 3 à 4,5 millions de ménages au cout additionnel de 30 millions de dollars) ainsi qu’une campagne de publicité incitative.

De nombreux statisticiens, démographes et chercheurs ont dénoncé cette décision. Selon eux, le volontariat entrainerait une diminution significative de la participation, notamment dans certaines portions de la population (plus pauvres, moins scolarisées, de certaines origines ethniques). Le résultat serait des données moins représentatives et biaisées qui déformeraient donc les portraits démographiques du pays, des régions et des communautés locales. Cependant, outre ces affirmations générales, les interventions publiques dans les médias n’ont jusqu’ici rapporté aucune démonstration statistique à l’appui. La conclusion du juge Boivin semble conforter cette perception.

Je fais donc ici un appel aux statisticiens et aux spécialistes des méthodes quantitatives afin de mieux préciser certains éléments clés du débat. (suite…)

1 comment |
line
footer
Powered by WordPress | Designed by Elegant Themes